Plus de 365 000 processus d'acquisition : ce que les données du SEAO révèlent sur les marchés publics du Québec
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Article de blogue no 1 — Série « Saviez-vous que ? »
Saviez-vous qu'au cours des 6 dernières années, plus de 365 000 processus d'acquisition uniques ont transigé sur la plateforme SEAO du gouvernement du Québec?
C'est le chiffre que nous avons partagé sur LinkedIn la semaine dernière. Il a piqué la curiosité de plusieurs d'entre vous, alors nous avons décidé d'aller un peu plus loin : d'où vient ce chiffre, et surtout, qu'est-ce qu'il peut vous apprendre sur votre marché.
Le SEAO : la porte d'entrée des marchés publics québécois
Le Système électronique d'appel d'offres (SEAO) est la plateforme officielle où les organismes publics du Québec — ministères, sociétés d'État, municipalités, réseaux de la santé et de l'éducation — publient leurs besoins d'acquisition. Si une entreprise veut vendre à l'État québécois, c'est par là que ça passe.
Ce que peu de gens savent, c'est que l'ensemble de cette activité est aussi publié en données ouvertes par le gouvernement du Québec, sous licence libre, dans un format international appelé Open Contracting Data Standard (OCDS). Chaque semaine et chaque mois, de nouveaux fichiers sont diffusés : tout ce qui a été publié, modifié ou conclu sur la plateforme.
Ces fichiers ne sont pas conçus pour être lus par un humain. Ce sont des structures JSON imbriquées, volumineuses, qui suivent la logique d'un standard de données et non celle d'un entrepreneur qui veut comprendre son marché. C'est exactement le fossé qu'IntelAction comble.
Trois niveaux de lecture : l'organisme, le fournisseur, le lot
Derrière les 365 000 processus, la base de données IntelAction structure l'information à trois niveaux, parce que ce sont trois questions différentes :
Les organismes publics acheteurs. Qui achète quoi, à quelle fréquence, à quelle période de l'année, pour quels montants. Sur 6 ans, on distingue rapidement les organismes qui publient régulièrement de ceux qui achètent par grandes vagues, et les cycles budgétaires qui se répètent d'une année à l'autre.
Les fournisseurs. Qui soumissionne, qui remporte, et sur quels types de contrats. Chaque fournisseur est identifié par son numéro d'entreprise du Québec (NEQ), ce qui permet de suivre une même entreprise à travers des milliers de processus, même si son nom est écrit de plusieurs façons dans les documents.
Les lots et les soumissions. C'est le niveau le plus fin. Un appel d'offres peut comporter plusieurs lots, et chaque lot reçoit ses propres soumissions. Notre base contient environ 686 000 lignes de soumissions au niveau du lot : chaque ligne représente une tentative d'un fournisseur sur un lot précis, avec le montant déposé et le résultat obtenu.
C'est à ce niveau que les questions les plus intéressantes trouvent leur réponse :
- Combien de concurrents soumissionnent en moyenne sur les contrats de ma catégorie?
- Quel est l'écart entre le prix gagnant et le deuxième prix?
- Combien de tentatives ce concurrent a-t-il faites l'an dernier, et combien en a-t-il remportées?
- Y a-t-il des organismes où je n'ai jamais soumissionné mais où mes concurrents directs gagnent régulièrement?
Rien de tout ça n'est secret. Tout est dans les données ouvertes du SEAO. Mais pour le voir, il faut avoir assemblé 6 ans de fichiers, résolu les doublons, identifié les entreprises par leur NEQ, et mis le tout dans un outil qui répond à vos questions en quelques clics plutôt qu'en quelques semaines.
Et si vous pouviez les analyser?
365 000 processus, 686 000 soumissions. Ces chiffres sont grands, mais ce qui compte pour vous, c'est le sous-ensemble qui concerne votre marché — et ce qu'il vous dit sur vos clients, vos concurrents et vos prochaines occasions.
Découvrez ce que les données des marchés publics peuvent vous apprendre sur votre industrie, vos affaires et vos compétiteurs.